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Nikolski remporte la compétition Canada Reads 2010 La version en langue anglaise du premier roman de Nicolas Dickner, Nikolski, publié au Québec par Alto et dans le reste du Canada par Vintage/Random House of Canada, l’a emporté sur quelques-uns des romans les plus vendus au pays dans le cadre du grand concours radiophonique Canada Reads, le pendant radiophonique canadien anglais du Combat des livres de Christiane Charrette (Cbc.ca/books/canadareads). C’est l’auteur, éditeur et chroniqueur Michel Vézina qui a défendu avec passion et moult arguments béton le livre de Dickner, qui faisait face à des opposants de poids, soit The Jade Peony de Wayson Choy (La pivoine de Jade, XYZ éditeur), Good to a Fault de Marina Endicott (traduit au Boréal ce printemps), Génération X de Douglas Coupland (10/18) et Fall On Your Knees (Un parfum de cèdre d’Ann-Marie MacDonald, Flammarion Québec). Récipiendaire de maints prix au Québec et en France, Nikolski a été traduit en anglais par Lazer Lederhendler, lui-même lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général 2008 dans la catégorie traduction. Après Prochain épisode en 2003 et Volkswagen Blues en 2005, Nikolski est donc le troisième et rare roman québécois ayant remporté ce concours qui, non seulement assure une très importante visibilité à l’auteur, qui donne plusieurs entrevues dans les médias écrits et parlés, mais aussi des ventes moyenne oscillant entre 20 000 et 40 000 exemplaires du livre. Triple bravo à Nico, Lazer et Michel!
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Pascal Garnier perd sa lutte contre la maladie Pascal Garnier n’est plus. L’écrivain français a perdu sa bataille contre une longue maladie le 5 mars dernier, à l’âge de 61 ans. En souvenir, une œuvre imposante qui impose le respect. Roman policier ou littérature jeunesse, Pascal Garnier aura rejoint un public varié avec sa soixantaine de publications.
Né à Paris en 1949, Garnier connaît une enfance mouvementée. À 35 ans, après avoir occupé mille et un boulots, il se tourne vers l’écriture, une véritable révélation. Dès lors, il multiplie les titres chez divers éditeurs, dont P.O.L., Flammarion, Zulma et Nathan jeunesse.
D’ailleurs, Zulma – avec ses élégantes couvertures – réédite actuellement l’ensemble de son œuvre. Au final, entre 12 et 15 volumes sont prévus. En juin prochain, Les insulaires et autres romans noirs, un amalgame de trois romans, débarquera au Québec.
Maître de l’humour et de la dérision, Garnier a signé plusieurs titres intrigants, dont Le grand loin, La place du mort, Lune captive dans un œil mort ou Les Nuisibles. L’écrivain est bien connu pour ses courts romans stylés. Jamais il ne dépassait les 200 pages. Bien suffisant pour ficeler une solide histoire…
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VLB fait son entrée dans la collection « Boréal Compact » Le géant de la littérature québécoise, Victor-Lévy Beaulieu, vient d’accepter une entente avec Boréal : au cours des prochaines années, il verra son œuvre réédité dans la collection « Compact », au côté des titres de Marie-Claire Blais, Anne Hébert, Robert Lalonde, Dany Laferrière et Suzanne Jacob. C’est d’abord Mémoires d’outre-tonneau et le monumental James Joyce, l’Irlande, le Québec qui paraitront au mois de mai, puis suivront Blanche forcée et Monsieur de Voltaire. Cette entente permettra notamment aux livres de VLB de trouver preneur parmi un très vaste lectorat – puisque cette collection est largement diffusée – ainsi que de proposer ses titres de qualité à un prix abordable. Aucune excuse, donc, pour ne pas se lancer dans l’œuvre de cet homme coloré, qui n’a pas fini de faire jaser!
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Une récompense pour la touchante Tourterelle triste Lors du Salon du livre de l’Outaouais, l’écrivain Sylvain Meunier (L’homme qui détestait le golf, Lovelie d’Haïti), a remporté le Prix Communication et Société pour son roman jeunesse La tourterelle triste. Les jurés ont notamment soulevé la qualité littéraire, le sens critique ainsi que les valeurs éthiques et spirituelles qui se retrouvent dans ce livre.
La tourterelle triste, publié aux éditions de la courte échelle, raconte l’histoire de Ramicot Bourcicot, un jeune garçon qui est aux prises avec une grave maladie, l’obligeant à utiliser des béquilles de métal pour se déplacer. Alors qu’il aperçoit une jeune fille portant un foulard se faire harceler par trois grands durs de dernière année, il décidera de lui venir en aide. Mais en sera-t-il capable? Un roman fort touchant, sur l’intégration et l’acceptation des autres, quel que soit leurs différences.
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Bande-annonce, droit devant Nous vous en parlions il y a quelques mois, dorénavant, la tendance s’accélère. La bande-annonce devient, de plus en plus, un incontournable pour la promotion du livre. Les exemples s’accumulent.
Certains éditeurs, d’Hurtubise à Casterman, ont maintenant une page sur YouTube. Ils y diffusent des bandes-annonces de leurs nouveautés et des rencontres avec leurs auteurs.
Plusieurs auteurs lorgnent également vers cet outil accrocheur. Après le coup d’éclat de Jean-Simon DesRochers pour sa Canicule des pauvres (Herbes Rouges), voici quelques détours intéressants.
Patrick Dion a concocté un bijou de production pour faire connaître son roman Fol allié (Grenouille bleue). Tout y est : acteurs connus (Christian E. Roy, Lily Thibeault), musique, éclairage, montage efficace, facture visuelle impeccable. Le résultat reste pantois et donne envie de se procurer le bouquin. À voir ici.
Élise Gravel prend un autre chemin, mais le résultat est tout aussi efficace. Après 60 secondes, on a réellement envie de se procurer son plus récent livre jeunesse, Bienvenue à la monstrerie (400 coups), la suite de J’élève mon monstre. Joli et accrocheur. Les monstres vous attendant par là.
L’excellent « Coin des libraires » de la librairie Pantoute souligne également la b-a du Secret fardeau de Munch (Courberon) de Vincent Thibault. Allez-y jeter un coup d’œil. |
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À Stephen Harper (et Barack Obama?) de Yann Martel et cie Plus qu’un mois avant la sortie du nouveau livre – seulement en anglais pour l’instant – de Yann Martel. Alors que Beatrice and Virgil fera son entrée dans les palmarès de vente, l’auteur de L’histoire de Pi arrêtera pendant 4 mois son rigoureux travail de valorisation de la littérature auprès du premier ministre Stephen Harper. Martel souhaite se concentrer à la promotion de son roman. Gageons que le chef du gouvernement en sera attristé… ou pas.
Non, non, pas trop vite. Certes, Yann Martel n’enverra pas de titre le mois prochain. Il a cependant trouvé un moyen pour assurer sa relève. Les conseils de lecture transmis à toutes les deux semaines à Stephen Harper viendront dorénavant d’autres auteurs canadiens, encore inconnus pour le moment. Chose certaine, le politicien continuera à découvrir et à dévorer – quoique nous puissions en douter — des ouvrages littéraires de qualité. Ouf…
Yann Martel a fait cette annonce lors de l’envoi, le 1er mars, d’Une journée d’Ivan Denissovitch d’Alexandre Soljénitsyne, 76e bouquin acheminé au chef du Parti conservateur canadien depuis 2007. La note explicative est évidemment disponible sur le site www.quelitstephenharper.ca.
Dans le même message, Martel confie son émerveillement à la suite de la réception d’une lettre à son domicile. Le destinataire? Barack Obama lui-même. Le président américain a pris la peine d’écrire un mot à l’auteur canadien après la lecture de L’histoire de Pi avec sa fille.
Voici la note :
« M. Martel, ma fille et moi venons de terminer la lecture de L’histoire de Pi. C'est l'histoire avec les animaux que nous préférons tous les deux. C'est un livre charmant — une preuve élégante de l'existence de Dieu et du pouvoir des récits. Merci, Barack Obama. »
Et la réaction de Yann Martel?
« Je pense bien que mon cœur a raté un battement. Après une semaine, je retire encore la note de son enveloppe pour m'émerveiller. C'est sûr que je vais la faire encadrer. S'il y avait moyen de me la faire tatouer dans le dos, je le ferais. En deux lignes, quelle pénétrante analyse de L'histoire de Pi. Que Dieu le bénisse, Que Dieu le bénisse. »
Et vous, M. Harper, quel livre trouvez-vous « charmant »?
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Nous reconnaissons l'appui financier
du gouvernement du Canada par l'entreprise du Programme d'aide au développement
de l'industrie de l'édition (PADIÉ) pour ce projet

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