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VLB fait son entrée dans la collection « Boréal Compact » Le géant de la littérature québécoise, Victor-Lévy Beaulieu, vient d’accepter une entente avec Boréal : au cours des prochaines années, il verra son œuvre réédité dans la collection « Compact », au côté des titres de Marie-Claire Blais, Anne Hébert, Robert Lalonde, Dany Laferrière et Suzanne Jacob. C’est d’abord Mémoires d’outre-tonneau et le monumental James Joyce, l’Irlande, le Québec qui paraitront au mois de mai, puis suivront Blanche forcée et Monsieur de Voltaire. Cette entente permettra notamment aux livres de VLB de trouver preneur parmi un très vaste lectorat – puisque cette collection est largement diffusée – ainsi que de proposer ses titres de qualité à un prix abordable. Aucune excuse, donc, pour ne pas se lancer dans l’œuvre de cet homme coloré, qui n’a pas fini de faire jaser!
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Une récompense pour la touchante Tourterelle triste Lors du Salon du livre de l’Outaouais, l’écrivain Sylvain Meunier (L’homme qui détestait le golf, Lovelie d’Haïti), a remporté le Prix Communication et Société pour son roman jeunesse La tourterelle triste. Les jurés ont notamment soulevé la qualité littéraire, le sens critique ainsi que les valeurs éthiques et spirituelles qui se retrouvent dans ce livre.
La tourterelle triste, publié aux éditions de la courte échelle, raconte l’histoire de Ramicot Bourcicot, un jeune garçon qui est aux prises avec une grave maladie, l’obligeant à utiliser des béquilles de métal pour se déplacer. Alors qu’il aperçoit une jeune fille portant un foulard se faire harceler par trois grands durs de dernière année, il décidera de lui venir en aide. Mais en sera-t-il capable? Un roman fort touchant, sur l’intégration et l’acceptation des autres, quel que soit leurs différences.
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Bande-annonce, droit devant Nous vous en parlions il y a quelques mois, dorénavant, la tendance s’accélère. La bande-annonce devient, de plus en plus, un incontournable pour la promotion du livre. Les exemples s’accumulent.
Certains éditeurs, d’Hurtubise à Casterman, ont maintenant une page sur YouTube. Ils y diffusent des bandes-annonces de leurs nouveautés et des rencontres avec leurs auteurs.
Plusieurs auteurs lorgnent également vers cet outil accrocheur. Après le coup d’éclat de Jean-Simon DesRochers pour sa Canicule des pauvres (Herbes Rouges), voici quelques détours intéressants.
Patrick Dion a concocté un bijou de production pour faire connaître son roman Fol allié (Grenouille bleue). Tout y est : acteurs connus (Christian E. Roy, Lily Thibeault), musique, éclairage, montage efficace, facture visuelle impeccable. Le résultat reste pantois et donne envie de se procurer le bouquin. À voir ici.
Élise Gravel prend un autre chemin, mais le résultat est tout aussi efficace. Après 60 secondes, on a réellement envie de se procurer son plus récent livre jeunesse, Bienvenue à la monstrerie (400 coups), la suite de J’élève mon monstre. Joli et accrocheur. Les monstres vous attendant par là.
L’excellent « Coin des libraires » de la librairie Pantoute souligne également la b-a du Secret fardeau de Munch (Courberon) de Vincent Thibault. Allez-y jeter un coup d’œil. |
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À Stephen Harper (et Barack Obama?) de Yann Martel et cie Plus qu’un mois avant la sortie du nouveau livre – seulement en anglais pour l’instant – de Yann Martel. Alors que Beatrice and Virgil fera son entrée dans les palmarès de vente, l’auteur de L’histoire de Pi arrêtera pendant 4 mois son rigoureux travail de valorisation de la littérature auprès du premier ministre Stephen Harper. Martel souhaite se concentrer à la promotion de son roman. Gageons que le chef du gouvernement en sera attristé… ou pas.
Non, non, pas trop vite. Certes, Yann Martel n’enverra pas de titre le mois prochain. Il a cependant trouvé un moyen pour assurer sa relève. Les conseils de lecture transmis à toutes les deux semaines à Stephen Harper viendront dorénavant d’autres auteurs canadiens, encore inconnus pour le moment. Chose certaine, le politicien continuera à découvrir et à dévorer – quoique nous puissions en douter — des ouvrages littéraires de qualité. Ouf…
Yann Martel a fait cette annonce lors de l’envoi, le 1er mars, d’Une journée d’Ivan Denissovitch d’Alexandre Soljénitsyne, 76e bouquin acheminé au chef du Parti conservateur canadien depuis 2007. La note explicative est évidemment disponible sur le site www.quelitstephenharper.ca.
Dans le même message, Martel confie son émerveillement à la suite de la réception d’une lettre à son domicile. Le destinataire? Barack Obama lui-même. Le président américain a pris la peine d’écrire un mot à l’auteur canadien après la lecture de L’histoire de Pi avec sa fille.
Voici la note :
« M. Martel, ma fille et moi venons de terminer la lecture de L’histoire de Pi. C'est l'histoire avec les animaux que nous préférons tous les deux. C'est un livre charmant — une preuve élégante de l'existence de Dieu et du pouvoir des récits. Merci, Barack Obama. »
Et la réaction de Yann Martel?
« Je pense bien que mon cœur a raté un battement. Après une semaine, je retire encore la note de son enveloppe pour m'émerveiller. C'est sûr que je vais la faire encadrer. S'il y avait moyen de me la faire tatouer dans le dos, je le ferais. En deux lignes, quelle pénétrante analyse de L'histoire de Pi. Que Dieu le bénisse, Que Dieu le bénisse. »
Et vous, M. Harper, quel livre trouvez-vous « charmant »?
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Alonzo Le Blanc : la fin d'un riche parcours Prêtre, professeur, écrivain et maire, Alonzo Le Blanc aura porté plus d’un chapeau. Le 17 février aura été la fin du riche parcours de l'homme de 77 ans.
Né en Gaspésie en 1933, Alonzo Le Blanc devient prêtre à 25 ans. Abandonnant sa soutane, il devient professeur à la Faculté des Lettres de l'Université Laval. Il se spécialise, entre autres, en théâtre québécois. Il participe notamment à l’écriture du Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, un ouvrage monumental de plus de 10 000 pages.
En 1982, M. Le Blanc propose la reconstitution d’une œuvre marquante de l’imaginaire québécois, Aurore, l’enfant martyre. Le mélodrame, inspiré des mauvais traitements subis par la petite Aurore Gagnon, avait d’abord été créé en 1921 et avait connu un succès exceptionnel. Une tournée ininterrompue avait duré 30 ans, c’est peu dire! M. Le Blanc aura donc permis de se réapproprier ce classique du théâtre québécois.
Après sa retraite de l’enseignement en 1988, M. Le Blanc devient maire de Saint-Antoine-de-Tilly. Son mandat terminé, il retourne à l’écriture. En 2006, il publie Col romain et culottes de tôle, dans la collection Hamac de Septentrion. Le roman autobiographique dévoile son histoire, celle d’un jeune prêtre défroqué qui ose plonger dans un monde de plaisirs.
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Les sans-voix perdent leur voix Le romancier et nouvelliste américain Barry Hannah ne jettera plus son regard acerbe sur le sud des États-Unis. Il s’est éteint le 1er mars, dans sa maison du Mississipi, de causes naturelles. Il avait 67 ans.
L’écrivain et professeur de création littéraire a marqué l’imaginaire par ses portraits, à la fois drôles et troublants, d’alcooliques décapants, de jeunes paumés et de meurtriers désœuvrés.
Geronimo Rex, son premier roman paru en 1972, a reçu un accueil dithyrambique. L’histoire autobiographique de sa tapageuse jeunesse au Mississipi a remporté le prix William Faulkner et a été retenu finaliste pour l’important National Book Award.
Même succès avec Les grands solitaires, qui lui a valu une nomination au prix Pulitzer. Le recueil de nouvelles, une véritable incursion dans les petites villes sudistes, présente une série de personnages mésadaptés. Dissimulés derrière l’ivresse, la misère et le mal-être, des moments de tendresse, de lucidité. Toujours une odeur d’enfance, une salve de souvenirs réconfortants. Et la pêche, cette planche de salut presque mystique. Et que dire de La tête à l’envers, un autre assortiment de nouvelles aussi denses que noires.
Au total, l’auteur aura présenté une douzaine de livres. Cinq d’entre eux sont disponibles en français, la majorité dans la collection La Noire de Gallimard. Une chance que les récits restent… |
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Quatre hourras pour quatre H L’art de concevoir un bon premier roman. Voilà le grand mérite du Français Laurent Binet, auteur de HHhH (Grasset), récipiendaire 2010 du Goncourt du premier roman.
Au cœur du livre, la guerre et, surtout, l’un de ses artisans, Reinhard Heydrich, commandant nazi proche de Heinrich Himmler. Connu comme « le boucher de Prague », Heydrich a semé la terreur en Tchécoslovaquie. Dès son positionnement dans le pays incorporé au Reich allemand en 1939, Heydrich a fait torturer de nombreux opposants et a ordonné l’exécution de plusieurs autres. Pas pour rien qu’on le considérait comme l’homme le plus dangereux du 3e Reich. La résistance tchèque réussit cependant à l’éliminer en 1942, à la suite de la mission "Anthropoïde", lancée depuis Londres.
Laurent Binet, un professeur de 37 ans, s’est intéressé au personnage controversé lors de son service militaire en Slovaquie. Pour les curieux, le titre HHhH vient d’un surnom donné à Heydrich : « Himmlers Hirn heisst Heydrich », ce qui signifie « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ».
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Nous reconnaissons l'appui financier
du gouvernement du Canada par l'entreprise du Programme d'aide au développement
de l'industrie de l'édition (PADIÉ) pour ce projet

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